Bienvenue !

Bienvenue !
Bienvenue à tous sur ce blog !

L'ombre de la Lune, roman de ma création, a besoin de vous ! ;)

Vos avis, remarques et commentaires en tout genre me sont très utiles alors n'hésitez pas à vous manifester si:

- vous ne comprenez pas quelque chose.

- vous trouvez qu'un passage est mal formulé.

- vous aimez aussi [ ça fait toujours plaisir après plusieurs heures de travail =) ]

- vous souhaitez suggérer une idée.

- si vous voulez faire une remarque positive ou négative sur le chapitre.




Les articles sont susceptibles d'être modifiés.


Bonne lecture !!!




889977


LES NEWS



---> Chapitre 1 ( seconde version ) en ligne ici

---> Fiche Lou actualisée ici

---> Fiche Lorenzo actualisée ici

---> Fiche Luce actualisée ici

---> Sondage personnages ici

---> Fiche auteur ici

---> Chapitre 2 en cours d'écriture ici
889977

_________________________________________________________________________________________________

Attention !! Ce que vous allez lire est le résultat de mon imagination, c'est ma création personnelle ainsi tout plagiat partiel ou entier de mon roman est interdit !

"D'après les article L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle, l'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit d'un droit de propriété exclusif dès sa création, sans nécessité d'accomplissement de formalités (dépôt ou enregistrement), pour une durée correspondant à l'année civile du décès de l'auteur et des soixante-dix années qui suivent, au bénéfice de ses ayants-droits. Au-delà de cette période, les oeuvres entrent dans le domaine public. Toutefois, en cas de litige, il est nécessaire de pouvoir apporter une preuve de l'existence de l'oeuvre à une date donnée, soit en ayant effectuée préalablement un dépôt auprès d'un organisme habilité, soit en ayant rendue l'oeuvre publique et en étant en moyen de le prouver. "


# Posté le samedi 01 novembre 2008 17:37

Modifié le samedi 28 novembre 2009 10:17

Chapitre 1 ( Nouvelle version )

Chapitre 1 ( Nouvelle version )
Mes yeux peinèrent à s'adapter à l'obscurité qui régnait dans la petite pièce. Ils papillonnèrent avec vigueur luttant contre les ténèbres.
Le parquet, rongé par les mites, se désagrégeait avec le temps, et grinçait sous mon poids. La poussière, principale résidente du lieu, ensevelissait le plancher, formant un tapis de neige. Poudreuse éternelle de ce lieu délaissé. Le soleil criblait de faisceaux dorés les murs de bois. Meurtris, ils criaient leur plainte à chaque assaut du vent. L'ambiance patibulaire de ce galetas provoqua une irruption de frissons le long de mon échine. Dans ce vide, mon souffle, véloce, résonnait, me faisant insensiblement prendre conscience de la peur qui me hantait.
Je balayais l'endroit du regard, lorsque je discernai une masse obscure dans un angle. Ma position me laissait aveugle, me plongeant dans l'interrogation. Je rassemblai le peu de courage qui subsistait au plus profond de moi-même pour amorcer la marche vers l'ombre. Mes jambes flageolèrent devant cette idée. Je persévérai, les soumettant. Plus je me rapprochai de la silhouette, plus mes foulées s'emplirent d'incertitudes. Une fois la distance entre nous réduite, je m'immobilisai. Il se redressa, me faisant tressaillir. En mon fort intérieur j'implorai maintes fois qu'il demeure à sa place: « Ne t'approche pas ! » me répétai-je inlassablement. Son corps se mut, réduisant l'écart qui nous scindait. Un hoquet de stupeur s'échappa de ma gorge lorsqu'un rayon ensoleillé fit glisser le masque sombre qui couvrait le visage de l'inconnu.
Ses prunelles cramoisies étaient rivées sur moi. Apeurée, j'intimai à mes jambes la marche arrière; cette fois elles obtempérèrent docilement. Un ballet débuta entre la bête et moi: elle suivait mes mouvements, avançant quand je reculai. Je finis par me retrouver acculée contre la paroi. Il tordit sa bouche de plaisir en voyant sa proie dans l'impossibilité de fuir. Sa lèvre supérieure se souleva pour laisser apparaître deux longues canines acérées.
Mes yeux, affolés, s'écarquillèrent lorsqu'ils lurent le message de mort dans le regard du monstre.


**

Les battements de mon c½ur retentissaient à mes oreilles. Je me redressai dans mon lit, haletante, mon pyjama collant à ma peau. Trois ans. Trois ans que ces cauchemars me tenaillaient toutes les nuits.
Un rayon de soleil filtra à travers le rideau pour venir chatouiller mon ½il, je grimaçai. Sur la table de chevet, le réveil sonna: 6h30. Je lui assenai un coup qui l'envoya rouler au fond de ma chambre interrompant ainsi son « bip » continu.

Pourquoi sa mort m'affectait-elle autant ?


Je m'étirai de tout mon long, et lâchai un soupir avant de poser un pied sur le tapis blanc qui longeait mon lit. J'ôtai mes vêtements, les éparpillant ça et là, et me dirigeai vers la salle de bain. Le verrou émit un claquement sourd lorsque je le fermai. A priori je n'avais aucune raison de verrouiller la porte mais c'était une habitude que j'avais prise. Habitude incompréhensible puisque je n'avais pas à craindre qu'un éventuel frère vienne tambouriner à la porte en vociférant des menaces de mort. Je vivais seule avec ma mère.
Ma main, frêle, agrippa le bouton d'eau froide et le tourna le plus possible. Je pénétrai sous cette cascade glacée. Décembre. Le temps était passé si vite. C'était comme si ma vie perdait peu à peu de sa saveur. Mes agitations enfantines, ma joie de vivre, le bonheur de chaque jour, semblaient disparaitre. Mes doigts se posèrent sur la seule chose qui me restait de toi, papa. Le médaillon d'argent, un soleil dissimulé partiellement par la lune, que tu m'avais offert pour mes huit ans. Depuis, je ne l'avais jamais quitté. Je ne t'avais pas vu souvent, et pourtant j'avais la sensation que ta mort avait décimé mon être, que de moi il ne restait qu'un tas de poussière vagabonde. Poussière nomade, voyageant au gré du vent. Malgré mes efforts pour cacher mon mal, maman se rendait compte que depuis ta mort je n'étais plus la même.
Les portes de la douche grincèrent en s'ouvrant. Le grand miroir, qui surplombait le lavabo, me renvoyait mon image. Elle s'imposait à moi. La réalité était là sous mes yeux. Un visage, aux traits finement tracés, encerclé par des cheveux ébènes mi-longs. Des yeux gris acier, surmontés par de fins sourcils bruns, fixaient leur reflet glacé. Le corps svelte se dressait fragile, il semblait pouvoir se briser si facilement, chétif et si vulnérable. La peau blanche et pure comme la neige. Des mains élégantes aux doigts fins remirent en place la chevelure brune rebelle.
Je me détournai du miroir et regagnai ma chambre à grandes enjambées. Si je pouvais cesser de penser, les choses seraient tellement plus simples, je pourrais enfin vivre. Tout à coup, le souffle coupé, le c½ur agité, je m'arrêtai net devant la petite boite blanche qui gisait sur le sol, mon réveil affichait 7h15. Prise d'une panique folle, j'extirpai de mon armoire un jean trop grand, un tee-shirt, et un sweat, le tout pris au hasard donnait un ensemble très...exotique.

Aujourd'hui, comme beaucoup d'autres jours, j'avais réussi à me mettre en retard, j'avais couru à en perdre haleine et avais enfin atteint l'arrêt de bus. Maman trouvera le petit déjeuner sur la table lorsqu'elle se lèvera, comprendra que je me suis, encore une fois, mise en retard, et j'aurais le droit à un sermon sur l'importance de ce premier repas de la journée.
En entrant à l'intérieur du bus une chaleur m'entoura. Le genre de chaleur qui vous étreint à vous étouffer, qui vous oppresse, qui vous écrase, le genre de chaleur que je détestais. L'air brûlant s'engouffrait dans mes poumons. En face de moi: l'étroit couloir que je considérais comme le parcours du combattant. Mon ennemi: le regard des autres. J'avais si peur qu'ils puissent lire en moi, ils me rendraient totalement transparente. Je maudissais cette dissection de mon être.
A mon plus grand regret presque la totalité des places était occupées, je ne pourrais pas me dissimuler dans un coin à l'abri. Je me résignais et m'assis aux côtés d'une jeune fille qui devait avoir mon âge. Une fois assise je regrettais déjà mon choix. L'adolescente dégageait une aura vraiment déplaisante, j'avais du mal à contenir ma gêne. De son côté, elle semblait m'ignorer totalement, ou alors ne s'être pas aperçu de ma présence, et me tournait le dos, me laissant pour seule vue ses cheveux blonds ondulés qui reposaient sur ses épaules. Je soupirais, je n'avais qu'une hâte: arriver au lycée.

« Salut ! », Lorenzo, mon meilleur ami, m'attendait à la sortie du bus. Il affichait son habituel sourire naïf qui avait le don de me rassurer. Lorenzo avait une emprise sur moi qui m'étonnait toujours, il réussissait à me calmer à tout moment, à apaiser mes peurs.
« Bonjour » lui répondis-je hébétée. Ses yeux de jade m'observaient derrière ses cheveux roux qui tombaient ça et là. Elancé, avec une musculature peu développée qui lui donnait un air de garçonnet, il se dressait devant moi avec cette attitude décontractée qui se devait d'être innée chez lui. Il passa son bras autour de mon cou.
«  - Alors ma petite protégée, comment vas-tu aujourd'hui ? La pêche ?!
- Veux tu me faire le plaisir de cesser de me traiter comme un petit animal abandonné...bougonnais-je. 
- Ohhh ! Mais, ce n'est pas ce que tu es ? lança-t-il d'un ton moqueur. »
J'arborai la mine renfrognée que je savais si bien faire.
«  Eh ! Ne boude pas mon petit chaton orphelin, je suis là pour te protéger ! »
Aux premiers abords on pouvait être amené à penser que Lorenzo n'était qu'un adolescent comme un autre pourtant, cette hypothèse s'avérait fausse. Lorenzo était bien différent de tout ses clones. Peu de personne ne me prêtait d'attention, j'étais devenue solitaire après une série de mauvaises rencontres, je préférais me préserver des autres afin d'éviter la souffrance. Mais, je ne craignais rien de Lorenzo, il ne serait jamais capable de me faire quoi que ce soit de mal. Il me donna une bourrade dans le dos me faisant ainsi sortir de mes pensées.
« Alors, prête pour avoir un cours sur les si passionnantes mathématiques ? Les mathématiques, t'adore ça hein ?! »
...bien que parfois il pouvait se révéler bien pénible lorsqu'il décidait de me taquiner.
« - Cette idée m'enchante tellement que mon enthousiasme s'en fait ressentir ! La preuve je t'embaume de cette joie des mathématiques ! m'exclamais-je.
- Ah...oui...ça y est je crois que là j'en suis bien imprégné! Il faut dire que c'est dit sur un ton tellement convaincant... »

Le cours de mathématiques était le centre de bien de mes occupations. J'aimais passer le temps à gribouiller des dessins sur mes feuilles d'exercices, tentant de caricaturer la tête de l'affreux personnage qu'était mon professeur, après multiples vaines tentatives j'en avais conclu qu'il était absolument impossible de retranscrire tous les défauts de mon professeur sur un dessin... Mon voisin de table, mon ami rouquin, avait entrepris de collectionner ce qu'il considérait comme de précieuses ½uvres d'art. Le dessin n'était que l'une de mes nombreuses occupations, il y avait également la confection de fusées en cartouches d'encre, la sarbacane à papier, l'avion, ou encore le gribouillage de sondage sur la table. Mon niveau en mathématiques avait passé le seuil de la nullité, je ne pensais pas être stupide, mais cette matière m'apparaissait tellement éloignée du logique que je n'essayais même plus de m'y pencher. Lorenzo s'était même risqué à me donner des cours particuliers, mais il avait bien vite abandonné car nous passions notre temps à rigoler sur tout autre chose.
Aujourd'hui, le cours sur les exponentielles entraîna mon regard par delà la fenêtre. Je me plaisais à observer la rue, j'aimais y voir toute cette agitation, les divers expressions des personnes qui y passaient, décrypter leurs ressentis, imaginer leur vie. Mon regard finit par se perdre dans la foule, et mon esprit dans les souvenirs. Je me remémorais les rares instants que j'avais partagés avec mon père. Mes parents avaient divorcé à ma naissance, j'avais régulièrement questionné ma mère sur le sujet, mais elle ne me fournissait que des réponses floues. Seulement, il y a peu de temps, je l'avais de nouveau asséné de questions et m'étais insurgée en revendiquant mon droit de savoir alors elle m'avait délivré un nouvel indice: « Ton père m'avait dissimulé une chose que j'aurai dû savoir bien avant ! ». Depuis, je pensais beaucoup plus à lui. J'étais certaine d'ignorer encore beaucoup de choses. Ma mère ne me laissait le voir que pour noël, il me racontait des histoires étranges, des histoires fantastiques remplies d'êtres chimériques ce qui avait le don de la mettre en colère et elle m'intimait de les oublier. Maintenant, qu'elle m'avait fournie un nouvel indice j'allais pouvoir réfléchir dessus. C'était tout de même très intriguant...qu'est-ce que mon père avait pu dissimuler de si important...une chose tellement importante que ma mère avait pris la décision de le quitter alors qu'elle en était amoureuse. S'il y avait bien une personne capable de flancher par moment me révélant de nouvelles choses c'était seulement ma mère, le reste de ma famille était totalement hermétique sur le sujet. La seule autre personne qui aurait pu me renseigner était mon père, j'avais l'âge à présent de poser les bonnes questions, j'aurais pu savoir, mais il était mort. Il y a trois ans, un camionneur perdait le contrôle de son camion percutant avec force le véhicule de mon père, lui arrachant ainsi sa vie.
« Mademoiselle Lou De Bohême ! »
L'appel soudain de mon nom me fit sursauter et me sortit brutalement de mes réflexions.
« - Pouvez vous répétez ce que je viens d'expliquer à vos camarades ? m'interrogea Mr.Rub.
- Euh... »
Toutes les têtes étaient tournées vers moi en attente d'une réponse.
« - Je ne sais pas monsieur, répondis-je dépitée.
- Il y a une chose que je sais c'est que vous venez de gagner le droit de faire tous les exercices de la page seize de votre manuel sur feuille pour demain, et je suis certain que vous le ferez avec le sourire ! rétorqua-t-il sèchement. »
Lorsque la sonnerie retentit Lorenzo me proposa son aide pour faire les exercices mais je déclinais immédiatement car je savais qu'au final ce serait lui qui ferait le tout.

Têtu, à midi, il s'acharnait à me dire que faire mes exercices ne lui posait aucun problème, qu'il savait sa leçon sur le bout des doigts, et que je serais stupide de refuser une telle offre sachant que le tout serait fait à l'½il.
« Ecoute Lorenzo, ça ne sert à rien d'insister. En plus, ça me permettra sûrement de comprendre quelque chose à la leçon. Et puis... »
Je l'aperçue. La fille du bus semblait flotter, ces mouvements s'enchaînaient si vite, avec une telle fluidité, c'en était impressionnant. Elle fendait l'air avec une telle élégance, chaque pas semblait la porter si loin. Son visage raffiné, d'une douceur rare, sa peau d'une pureté sans égale, ses yeux de cristal, ses lèvres fines, faisaient d'elle une fille d'une beauté exceptionnelle. Svelte, on aurait pu croire qu'elle était portée par l'air. Alors que je l'examinais son regard croisa le mien: ses yeux étaient si clairs que j'avais du mal à soutenir son regard.
« Et puis...?! Lou ? »
Lorenzo approcha son visage, colla sa joue contre la mienne afin d'avoir la même vue que moi.
« - Luce Lennart.
- Quoi ? 
- Elle s'appelle Luce Lennart.
- Tu la connais ? le questionnais-je.
- Pas directement, non, mais elle est populaire...malgré elle.
- Elle a l'air...étrange.
- Je sais peu de choses sur elle. On m'a dit qu'elle était d'origine suédoise, et qu'elle avait la particularité de manquer les cours. L'absentéisme était devenu si fréquent chez elle que ses parents ont du venir donner une raison valable au directeur de l'établissement, m'informa Lorenzo.
- A première vue elle paraît si particulière.
- Ses parents le sont aussi.
- Tu les as vu ?! »
Lorenzo se pencha vers moi, me faisant face, il semblait rechercher quelque chose sur mon visage.
« Cela fait bien longtemps que je n'avais pas vu cette lueur d'intérêt dans tes yeux... déclara-t-il toujours attentif. »
Il se releva agilement, posa sa main sur mon épaule et déclara:
« - Je suis heureux que tu ailles mieux. Je retrouve ma Lou pétillante de vie !
- N'allons pas jusque là, bougonnais-je. »
Pendant que nous prenions notre repas dans la cafétéria, je songeais à Luce, je trouvais que l'idée d'enquêter sur cette fille était bonne et distrayante. Cela me permettrait de me changer les idées. Elle s'était assise seule à une table, elle ne devait pas avoir d'amis. Elle paraissait concentrée sur son assiette, ingérant ses aliments avec rapidité, était-elle pressée ? Comptait-elle ne pas aller en cours cet après-midi ? J'hésitais à me lever et à aller à sa rencontre mais ma timidité me freinée. Le repas de ce lundi fut le sujet de ma curiosité ( déplacée ? ).

**


« Non, ne m'attends pas, pars et n'oublie pas de prévenir ma mère que je suis restée au lycée. » avais-je lancée à Lorenzo. Mes exercices de mathématiques m'avais pris deux heures à finir, et ils étaient loin d'être complets et surtout loin d'être justes. N'importe qui aurait pu le savoir, il suffisait de regarder le nombre de lignes qui restaient vides. Il était dix-huit heures, il pleuvait des cordes et la température descendait en dessous de zéro à Seattle en ce mois de décembre. J'ouvrais mon sac en quête de l'objet crucial...pas de parapluie. C'est avec une mine renfrognée que je me glissai sous l'averse. Je progressai à pas rapides me rapprochant peu à peu de l'abri bus lorsque j'aperçus Luce. Elle parlait à un homme à côté d'une Pontiac G8 GT...une voiture dernier cri. L'homme habillé d'un costume noir avait le visage masqué par l'ombre de son parapluie. J'ignorais pourquoi je m'étais arrêtée en plein milieu de la rue, j'avais beau les observer ce qu'ils se disaient resté un mystère pour moi. Dans de tels moments j'aimerais avoir la capacité de lire sur les lèvres. Luce se tourna vers moi. M'avait-elle vu ? Elle glissa quelques mots à l'oreille de l'homme qui releva la tête pour m'entrevoir. Apeurée, je fis volte-face, et commençai à m'éloigner d'eux lorsque, subitement, une « chose » transperça mon c½ur, le scindant. Ma main vint se coller contre ma poitrine, la protégeant d'un danger invisible, tentant de recoller ce qui n'était, peut-être, qu'une brisure purement imaginaire. Un râle m'échappa. Ma vue. Un épais brouillard se formait devant moi, m'empêchant de voir à plus d'un mètre. J'avançai, aveugle. « Ne t'approche pas ! ». Mon pied percuta une chose dure, sans repère je tombai au sol, m'étalant sur l'asphalte trempé.
« Tout va bien ? ». Je me remis sur pied avec difficulté, entrevoyant à peine les traits de la jeune femme que je venais de heurter. Encore sous le choc, j'oubliais de m'excuser et fonçais tête baissée dans le premier bus qui s'arrêtait. Haletante, je partis me réfugier sur les places du fond. Une fois assise, je jetais un ½il par dehors: Luce faisait des signes à la jeune femme contre laquelle je m'étais télescopé. Ma tête foisonnait de questions auxquelles je n'avais aucune réponse.

Mais, enfin, qui était Luce Lennart ?


_______________________________________________________________________________________

Vous allez me dire " Enfin, ce n'est pas trop tôt !", et vous avez bien raison !
Mais, je ne regrette pas de n'avoir publié l'intégralité du chapitre qu'aujourd'hui car je pense qu'il aurait été moins bon si je l'avais écrit avant.

J'ai passé beaucoup d'heures sur ce chapitre. En effet, il m'a fallut trouver le lieu de l'histoire ( je vous raconterai ces nombreux détails dans un prochain article ), me renseignait dessus, et trouver un nom à Luce qui n'en avait pas !
J'attire votre attention sur les descriptions des personnages que j'ai tenté de soigner contrairement à la version précédente.

J'attends vos réactions, vos questions, vos remarques sur le style/ fautes d'orthographe que j'aurais oubliées/ chapitre en général....etc.


Maëva


# Posté le lundi 31 août 2009 16:41

Modifié le samedi 28 novembre 2009 08:56